François Truong et Théodore Chastel, deux amis d’enfance devenus duo d’entrepreneurs, ont fondé à l’automne 2022 Kidibam. Le leitmotiv de l’entreprise ? donner une seconde vie aux jouets afin de réduire considérablement l’impact environnemental de l’industrie. Noël approche, avec hélas son lot de dérives. Gaspillage alimentaire évidemment, mais accumulation de jouets aussi – qui finiront pour certains d’entre eux leur course à la poubelle. 100 000, voilà le nombre en tonnes de jouets jetés chaque année en France, selon les données de l’Ademe. Sans compter tous les jouets qui se trouvent dans les placards de tous les foyers – ou presque – et qui ne servent plus à rien. La start-up Kidibam (ex-Tricycle) veut enfin mettre un terme à ce non-sens.
Un fonctionnement assez simple
« Les parents désireux de revendre les jouets de leurs enfants, sont souvent confrontés à une grosse quantité d’articles qui, individuellement, n’ont pas une grande valeur. De fait, la vente sur des sites traditionnels est foncièrement chronophage et fastidieuse pour un résultat peu rentable […] Chez Kidibam, nous reprenons les jouets en lots et proposons un prix global. Il suffit aux parents de prendre une seule photo de l’ensemble des articles à vendre disposés lisiblement sur une table. Sur la base de cette photo, nous formulons une estimation et si celle-ci est acceptée, nous envoyons, à notre charge, une étiquette Mondial Relay », explique dans les colonnes de nos confrères de Maddyness Théodore Chastel. La plate-forme, labellisée entreprise à mission, permet d’acheter des jouets déjà utilisés donc à un prix cassé. Souvent la moitié du prix du neuf, voire moins. C’est dans un vaste espace de 300 m2 qu’une équipe d’experts redonnera vie à ces jouets boudés. Ils seront contrôlés, revalorisés, reconditionnés, et photographiés avant d’être remis en vente sur la plateforme. Ils seront ensuite envoyés à l’acheteur dans une pochette imprimée au logo Kidibam. Place au b to b Kidibam veut aller plus loin. Puisque l’entreprise fondée par François Truong et Théodore Chastel entend s’adresser à la grande distribution et aux marketplaces. « D’après une
récente étude, en 2023, le marché des jouets d’occasion a enregistré une croissance de près de 26 % et les prévisions sont assez incroyables. On évoque 1 milliard d’euros d’ici à 2030 pour un peu moins de 300 millions actuellement. Les chiffres du marché du neuf
témoignent, quant à eux, d’une décroissance de 5 % sur la même période », révèle, toujours pour Maddyness, Théodore Chastel. Au-delà d’une logique environnementale, le créneau semble aussi porteur d’un point de vue lucratif…










