Son objectif est clair, devenir la première solution de Green ITOps d’ici à fin 2026 à l’échelle européenne. Quesaco ? Concrètement Sopht est une start-up greentech qui soutient les directeurs des systèmes d’information (DSI) sur des actions comme la mesure et le pilotage de l’empreinte environnementale de leur écosystème numérique.
Une levée de fonds à 3,3 millions d’euros
Avec Sopht, place à la décarbonation de l’IT. Selon une étude de Green IT, le secteur numérique représente environ 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. A titre de comparaison c’est plus que l’empreinte carbone de l’aviation civile ! L’urgence est là et les entreprises prennent à bras-le-corps ce problème longtemps mis sous le tapis. La décarbonation de l’IT devient même un enjeu stratégique pour les organisations. La preuve, Sopht a levé en juin dernier 3,3 millions d’euros lors d’un tour de financement co-leadé par Ternel et Axeleo Capital, soutenu par Ring Capital et Climate Club aux côtés de leurs investisseurs historiques, Wind Capital, Evolem et Plug&Play. Un joli tour de table pour la jeune pousse fondée par Jérémie Veg, Julien Rouzé, et Gautier Levert. Une manne financière qui servira d’autant plus le crédo de l’entreprise : non pas combattre le numérique mais accompagner et encadrer son utilisation de pair avec les enjeux du moment. « Son immatérialité, sa virtualité le rendent intangible, et donc inoffensif aux yeux des utilisateurs. À nous d’aider et d’accompagner les organisations d’aujourd’hui et de demain dans leur transformation éconumérique », ambitionnent les entrepreneurs.
La solution Sopht (qui fonctionne sur un modèle
SaaS) se veut exhaustive.
Chacun a un rôle à jouer
Cloud, réseau, Web, infrastructures… La solution Sopht (qui fonctionne sur un modèle SaaS) se veut exhaustive. « Au-delà de la commodité de la mesure, la valeur de notre solution réside dans l’actionnabilité, grâce à l’industrialisation de la collecte de données et notre plate-forme intelligente pour identifier automatiquement les zones de frugalité et d’optimisation », explique Julien Rouzé, cofondateur, dans les colonnes de nos confrères de Maddyness. Surtout, Sopht ne cesse de le rappeler : « Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques », dixit Benjamin Franklin. Des ambitions, la start-up n’en manque pas, elle qui vise le chiffre symbolique d’1 million de tonnes CO2 sous gestion d’ici à 4 ans. Et plus globalement de devenir leader du marché à l’échelle européenne. C’est tout le mal qu’on lui souhaite.










