Pour réduire la facture de chauffage de son entreprise, commencez par vérifier les horaires, les températures et l’état des équipements. Des bureaux chauffés le week-end ou un radiateur caché derrière des cartons peuvent entraîner des dépenses évitables. Voici dix gestes pour mieux chauffer ses locaux tout en préservant le confort des salariés.
La première économie peut se trouver dans un réglage oublié. Pour la repérer, prenez le temps de visiter les locaux avec la personne chargée du bâtiment. Ces conseils concernent surtout les bureaux et les espaces de travail ordinaires : les ateliers ou les locaux aux exigences particulières nécessitent des réglages adaptés.
1. Vérifier les horaires programmés
Le chauffage suit-il encore les horaires de l’année dernière ? Comparez sa programmation avec les arrivées, les départs et les fermetures réelles. Demandez au gestionnaire d’ajuster la relance pour que les bureaux soient confortables à l’ouverture, sans fonctionner inutilement à plein régime avant.
Pensez aussi aux jours fériés et aux fermetures exceptionnelles. Ces changements de calendrier doivent être transmis à la personne qui pilote l’installation.
2. Mesurer la température aux postes de travail
Placez un thermomètre loin du radiateur et du soleil direct. Relevez la température dans plusieurs bureaux plutôt que de vous fier uniquement à celle indiquée sur le thermostat.
La limite générale de chauffage est de 19 °C en moyenne dans les locaux professionnels occupés, sous réserve des cas particuliers. Ce plafond ne dispense pas de traiter une situation d’inconfort, notamment près d’une fenêtre ou d’une porte extérieure.
3. Prévoir un réglage pour les absences
Une fermeture de quelques heures et les congés de fin d’année ne se gèrent pas de la même manière. Faites définir les périodes de température réduite par le prestataire, dans le respect des limites applicables.
Évitez la coupure improvisée : le bâtiment doit rester protégé et pouvoir être réchauffé à temps. Le réglage dépend notamment de son isolation et de l’installation.
4. Adapter le chauffage aux pièces utilisées
Une salle de réunion vide n’a pas les mêmes besoins qu’un accueil occupé toute la journée. Si l’installation permet de régler les zones séparément, transmettez un planning d’occupation.
Les effets environnementaux du télétravail dépendent aussi de cette organisation. Une pièce inutilisée reste une source de dépenses si elle est chauffée exactement comme les autres.
5. Libérer l’espace devant les radiateurs
Déplacez les cartons et les meubles qui gênent la diffusion de la chaleur. Évitez également de recouvrir les radiateurs avec des vêtements.
Signalez les appareils qui restent froids ou chauffent mal. Augmenter le thermostat général pour compenser un problème local risque surtout de surchauffer les autres bureaux.
6. Faire réparer les fermetures défectueuses
Une fenêtre difficile à fermer, un joint abîmé ou une porte extérieure qui reste entrouverte mérite une intervention. Notez l’emplacement précis et transmettez la demande au responsable.
Préservez les entrées d’air prévues pour la ventilation : supprimer un courant d’air parasite ne signifie pas boucher toutes les ouvertures.
7. Utiliser les volets et stores existants
Lorsqu’ils sont adaptés à cet usage, fermez les volets à la fin de la journée et rouvrez-les pour profiter des apports du soleil.
Confiez cette tâche à une personne identifiée. La mesure reste simple tant qu’elle s’intègre à la fermeture habituelle des locaux et respecte les dispositifs de sécurité.
8. Vérifier l’entretien du chauffage
Demandez la date de la dernière intervention et signalez les anomalies observées. L’ADEME recommande de bien régler les installations, notamment les systèmes de circulation du chauffage à eau.
Purge, réglage ou réparation doivent être confiés aux personnes compétentes. Un bruit inhabituel ou une mauvaise répartition de la chaleur mérite un signalement.
9. Écouter les salariés qui ont froid
Si les chauffages d’appoint se multiplient, cherchez la cause avant de diffuser une nouvelle consigne générale. Un poste près d’une paroi froide peut être inconfortable malgré une température correcte ailleurs.
L’INRS rappelle l’importance du confort thermique au travail. Rapprochez les observations des salariés des réglages techniques pour trouver une réponse adaptée.
10. Suivre les consommations après les changements
Notez les interventions et comparez les consommations en kWh, en tenant compte de la météo et de l’occupation. Les euros seuls ne suffisent pas, car le tarif peut évoluer.
Commencez par quelques corrections faciles à suivre. Vous saurez ensuite lesquelles conserver et quels problèmes nécessitent un investissement.






